Au lendemain d’un été caniculaire et d’un immense et dévastateur incendie, la vie du petit village de Chantrionde est bouleversée. Une enquête est ouverte pour tenter de faire la lumière sur le mystérieux départ de feu. En parallèle, les habitants s’organisent et dans la petite caserne de pompiers du village, des vocations naissent, des alliances et des tensions surgissent.
Après le magistral Mort d’une Montagne, Jérôme Cochet et François Hien se sont lancés dans l’écriture très documentée de ce nouvel opus qui donne à réfléchir face à l’âge des grands feux qui s’annonce.
Entremêlant à ce sujet grave, les parcours et péripéties de toute une galerie de personnages, la pièce joint l’intime et l’universel et réussit à instiller de la comédie sans jamais amenuir son propos. La scénographie est une autre prouesse avec un décor mouvant, passant du sublime à l’inquiétant. Feu la Forêt ne pêche ni par le fond, ni par la forme. Une réussite.
Un spectacle qui nous fait rire, réfléchir et nous rapprocher au plus près des personnages avec beaucoup d’empathie.
Vraac